Roman
Parution : 2019
128 pages

Version papier : ISBN 9782890245235 – 20,95 $
Version PDF : ISBN 9782890245242 – 14,99 $
Version ePub : ISBN 9782890245259 – 14,99 $
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Roman

Collection «PLUME»
Au volant d’une vieille Acclaim, dans une enfilade d’autoroutes qui relient Montréal à San Francisco, Patrick Lafontaine, personnage principal de Roman, va retrouver sa blonde qui enseigne depuis une année dans une université américaine. À l'époque, elle voulait un enfant, il n’en voulait pas, elle est partie sans lui. Depuis, les choses ont vertigineusement changé.

Avec pour seule compagnie son chien PaulMa et un trailer rempli de livres et de moulée, Patrick roule aujourd'hui vers Diane, traqué par les souvenirs et alourdi par un secret inavouable, à glacer le sang. Au fil des kilomètres et des motels, il reconstruira le récit de ce qui l’a dévoré.

Dans un jeu narratif de miroirs et d'abîmes mélangeant prose et poésie, ce roman hors catégorie, à la fois réaliste et métaphorique, raconte dans une langue singulière et sans compromis ce que l’on doit s’inventer à soi-même pour renaître :

«Rien ne peut nous sauver, je veux dire la route n’a besoin de personne pour filer vers San Francisco, pas plus qu’aucune phrase des romans empaquetés dans le trailer n’a besoin d’un lecteur pour agir : il n’y a qu’un sujet, faible je aux prises avec des verbes – tout le reste est accessoire : on se rencontre, on s’aime, on baise; on se dévore de l’intérieur pour rapiécer nos fictions approximatives perdues par inattention au détour d’un virage.»

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Libre et audacieux
Quel beau jeu avec la langue ! Quelle beauté, cette rondeur des phrases et leur mouvement, comme des vagues. Une écriture précise et magnifique qui fait éclater le cadre de ce qui est raconté et qui crée littéralement un monde en soi.

Superbe architecture aussi du récit. J’ajouterais : libre et audacieux, dans le climat de censure actuel, et nécessaire.
Marie-Madeleine Raoult
2019-04-23 12:40:07
La trajectoire d'un essoufflement
Ce premier roman de Patrick Lafontaine se lit comme la trajectoire d’un essoufflement se réifiant à chaque kilomètre pour mieux se figer dans un vitrail à fracasser. Les couleurs et les dimensions photogéniques y jaillissant viennent embrasser au passage l’ambiance opaque rappelant celle égorgeant le lecteur dans les Fous de Bassan ou encore cet autre écorchant le cœur dans les flammes incendiées d’un vierge devenu arbre dans la poésie. C’est un choc, une lecture brutale, aussi vive que les perspectives postmodernes de notre destruction en devenir et plus cassante encore que ses mécaniques empiriques. La maniabilité de la temporalité romanesque de Lafontaine scande l’anarchie psychologique comme un chant général de survie, initié par les corps perdus de ceux et celles incapables de ressentir la compréhension des autres, de leur présence, de leur désir de vivre avant tout sans embrasser la reconnaissance factice des réputations avilies par la séduction qu’exerce la gloire sociale au sein des milieux subventionnés de privilèges. La syntaxe y est poreuse, virevoltante, violente et sableuse, elle éclaire la pénombre des unions inqualifiables comme un soleil cherchant l’eau pour jouir une seule fois en son corps. C’est vif et sanguin. C’est déroutant, douloureux et magistral. C’est un roman qui marque à jamais.
Jean-François Leblanc, professeur de langue et littérature / Collège Montmorency
2019-04-20 11:50:55

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