PALAWAN

Prix et mentions

Prix Fred Kerner 2016
Parution : 2017
358 pages

Version papier : ISBN 9782890244801 – 27,95 $
Version PDF : ISBN 9782890244818 – 20,99 $
Version ePub : ISBN 9782890244825 – 20,99 $
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PALAWAN

traduit de l'anglais par Ivan Steenhout
Collection «PLUME»

Palawan est l’histoire d’une bouleversante quête d’identité. Dès la première page, l’authenticité des lieux et des personnages captive l’attention.

Vietnam, 1979. Par une nuit sombre, la jeune Kim, effrayée, embarque à contrecœur dans un bateau. Le rafiot dérive pendant deux semaines avant d’atteindre le camp de réfugiés de Palawan, aux Philippines. Le long jeu de l’attente commence alors. Kim se débat pour survivre et n’hésite pas à mentir sur son identité pour quitter cet enfer.

Aux membres de sa famille adoptive américaine qui ne se doutent de rien, elle raconte les tristes histoires qu'ils veulent entendre et s’invente un passé. Mais sa véritable histoire lui échappe.

Des années plus tard, ses recherches la conduiront de Montréal à Los Angeles puis, à nouveau à Palawan, où vivent encore, dans les années 90, des réfugiés qui n’ont pu quitter le camp. Leurs récits bouleversants l’obligeront à se rappeler ce qu’elle avait oublié et l’aideront à faire la paix avec elle-même.

Caroline Vu met en scène ses personnages avec compassion et un profond souci de vérité : victimes innocentes des conflits et des guerres, tous se débattent pour survivre. La jeune réfugiée Kim s’accroche au rêve d’une vie meilleure et poursuit son périple, la tête haute. Nous suivons ses pas sur ce chemin rempli d’embûches, mais aussi de promesses.

Échos des médias

« Un roman bouleversant sur la quête d’identité, la résilience, la dignité. En donnant des voix à toutes ces victimes, Caroline Vu  ressuscite les anonymes, leur rend un hommage teinté de grâce. » Chrystine Brouillet, Salut Bonjour Week-end, TVA

« Et je voyais Syriens et Libyens débarqués sur les plages d’Europe, les Haïtiens passés par les bois du Québec, les boat-people vietnamiens des années 1970-80… Dans un roman fabuleux, fraîchement paru, qui leur est consacré et qui est inspiré d’histoires vécues – Palawan, de la Montréalaise Caroline Vu –, il y a d’ailleurs un passage qui raconte qu’en raison du surpoids qui faisait gîter dangereusement le bateau, un capitaine avait ordonné aux passagers de jeter par-dessus bord leurs sacs remplis d’effets personnels. Adieu maigres possessions! Adieu, comme l’espoir de retour. »
Josée Boileau, Châtelaine

« Caroline Vu relate, dans une langue sans fard ni exagération, la vie des victimes de la guerre du Vietnam, de ses horreurs, dont le napalm sur la population et le massacre de civils à My Lai par les G.I., et la vie dans un camp de réfugiés. Quelle différence y a-t-il entre la réalité et le souvenir des témoins, sinon ce que l’imagination a échafaudé pour calmer ou oublier sa douleur? » Jean-François Crépeau, Passion chronique (blogue)

« Un roman qui en dit beaucoup sur ces gens qui doivent fuir pour ne pas mourir, qui s’installent dans un pays tellement différent de celui qu’ils ont quitté. Ils restent souvent coincés entre deux mondes, ne sachant trop qui ils sont. Ils changent leur histoire, oublient leur passé ou tentent de le secouer pour avancer sans trop claudiquer. La vie exige ça. La vie d’un humain demande une histoire, un récit. Celui qui ne sait pas d’où il vient ne sait pas où il va. Et c’est peut-être la plus étrange des fictions qu’une vie, particulièrement pour ceux et celles qui partent par une nuit particulièrement sombre, sur une embarcation où les pires atrocités peuvent arriver. Caroline Vu n’oublie pas, écrit pour respirer, être, se tenir bien droite. Elle y réussit parfaitement. » Yvon Paré, Littérature québécoise (blogue)
 

[extrait]
La plage s’étendait loin derrière la masure du vieil homme. Une demi-lune éclairait un rafiot qui dansait sur l’eau. Déjà, cela semblait hasardeux. Pendant un instant, j’hésitai. Mais dans l’excitation du moment, mes pieds continuèrent de courir. Lorsque le capitaine me fit signe impatiemment, je n’eus d’autre choix que de patauger dans l’eau peu profonde et de me laisser hisser par-dessus le bastingage. La traversée avait été payée. Je ne savais même pas nager.

J’étais assise à la poupe du bateau, coincée entre des étrangers. Mon sac cabossé me servait d’oreiller. Mon chapeau de paille, pressé contre ma poitrine, me protégeait du vent. Le chant monocorde de quelqu’un me rendait folle. Mais comme les paroles m’étaient familières, elles me réconfortaient aussi d’une certaine façon. « Dors. Tes rêves sont encore normaux. Dors, tes rêves sont encore normaux… »

La tristesse m’accablait, mais aucune larme ne coulait pour marquer l’épisode. Même si je me sentais épuisée, le sommeil refusait de venir. Je plissais les yeux à la recherche d’une silhouette familière sur la plage. Mais elle était déjà partie. [extrait]

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Au Salon du Saguenay-Lac-Saint-Jean
(Je présenterai mon livre Entre toi et moi.) Je parlerai aussi en grand bien de Caroline Vu dont j’ai lu également le deuxième récit aussi touchant que troublant surtout en pleine période de bouleversements climatiques et guerriers, les uns probablement se nourrissant des autres, alors que réfugiés et demandeurs d’asile abondent sur nos côtes et le long des frontières. Palawan témoigne du courage d’une petite fille qui se relève grâce à sa détermination et à la solidarité humaine, malgré le manque d’amour dont elle a souffert, enfant. Un récit qui laisse place à l’espoir et contribue sans doute à nous rendre plus humains.
Danielle Dubé
2017-09-11 11:35:40

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