De même que quelqu'un se tire une balle dans la tête par peur de la mort, je devins coupable à cause de mon sentiment de culpabilité
Parution : 1997
306 pages

Version papier : ISBN 9782890241190 – 24,95 $
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De même que quelqu'un se tire une balle dans la tête par peur de la mort, je devins coupable à cause de mon sentiment de culpabilité

Collection «Psychanalyse»
Qui ne s'est senti coupable de quelque chose à un moment ou à un autre de sa vie ? Pourquoi un individu se sentirait-il coupable quand il n'a pourtant rien fait de répréhensible ? Se pourrait-il même qu'un individu se sente coupable d'exister ?

Ginette Pelland se penche ici sur les phénomènes liés au sentiment de culpabilité. Dans notre société avide de rêves exclusivement heureux, de réussite facile, de gloire instantanée, de jeunesse éternelle et de toute-puissance magique, le fou comme le criminel sont mis au ban de la société, hors des murs. C'est tellement plus sécurisant de croire qu'ils sont tarés et déterminés biologiquement et génétiquement à commettre des actes répréhensibles. Pourtant, ils ne cessent de nous interpeller du lieu-même de leur douleur, que nous pouvons reconnaître, qui pourrait être la nôtre, mais que nous persistons encore et toujours à ignorer. L'aveuglement de l'être humain sur lui-même et sur ses semblables ne date pas d'hier. Nietzsche, Poe, Dostoïevski l'ont brillamment démontré, osant affirmer et décrire l'ampleur des forces régressives qui habitent l'être humain. À leur manière, avec autant de conviction que Freud, ils dénoncent l'hypocrisie d'une idéologie qui n'admet que le progrès et l'adaptation possible du comportement humain.

Échos des médias

« Un essai important qui fait preuve d'une belle érudition mais aussi d'un sens aigu de la vulgarisation. »
Robert Saletti, Le Devoir

« Ginette Pelland invite Nietzche, Poe et Dostoïevski à participer à son projet de mieux saisir le sentiment de la faute. La littérature est un lieu de réflexion. La littérature nous offre des cas. L'être humain n'est pas si heureux qu'on voudrait nous le faire croire. »
Marc Chabot, Nuit blanche

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