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La Pleine Lune est en deuil


La grande romancière Nicole Houde est décédée ce matin. Sa famille recevra vos condoléances le samedi 6 février de 14h à 18h, à la maison funéraire J.A. Guilbault, au 5359 boulevard St-Michel (angle Masson). Il reste à confirmer une rencontre d’amitié qui devrait se tenir juste après, au Café Lézard, situé à proximité sur la rue Masson.

La Pleine Lune, sa maison d'édition, pleure la perte d'une complice d'une indéfectible amitié. Trente ans à se côtoyer autour des mots et des livres, juqu'au dernier :  La Vie pour vrai, qui lui a valu l'automne dernier le Prix littéraire (Roman) du Salon du livre du Sauenay-Lac-Saint-Jean.  

Son ami, l'écrivain Gérard Pourcel, nous a fait parvenir ce texte, nous demandant de le diffuser. Cette missive dit bien tout le vide laissé par le départ de NIcole. Elle rappelle aussi  la force immense de l'œuvre qu'elle a construite.

« Ma peine, ma très grande peine. Existe-t-il des mots pour exprimer la douleur morale? La douleur physique peut se décrire. La douleur morale ; je manque de mots. Nicole est morte. Mon amie Nicole est morte. Nicole, que j’avais surnommée l’éternelle, parce que j’avais passé quelques jours chez elle, quand elle écoulait ses étés à Rivière-Éternité, a décidé de faire mentir son surnom. Nicole, je t’ai pleurée ce matin, en marchant le long de la mer, sur la côte de Santiago de Cuba. Mes larmes sont encore présentes et ne demandent qu’à couler sur mon clavier pendant que j’écris ce texte, devant un océan immensément triste, même en plein soleil. Nicole, toi, si fragile, et pourtant si forte, qui nous a souvent alertés et surpris par tes retours à la vie, je pense à toi. Je pense à cette femme de lettres qui a apporté une immense contribution à notre patrimoine littéraire. Je suis partial, certainement, l’amitié et aussi le respect le commandent. Nicole, je ne peux même pas te dire, repose en paix. Le néant n’est pas la paix. Le néant n’est rien. Et, si nous tous, qui te connaissons, on se donnait comme mission de te lire, de te relire et de te faire lire, nous volerions une partie, une infime partie d’éternité, tu pourrais, au moins, mériter pour quelque temps le surnom que je t’ai donné. » Gérard Pourcel

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